Les chambres à gaz, « un point de détail » — dit et redit
Fiche en cours de vérification : les montants et qualifications sont à confirmer sur pièces.
- Personnes / entités :
- Jean-Marie Le Pen
- Juridiction :
- Cour d'appel de Versailles (1991), puis Cour de cassation (2018)
- Période des faits :
- 1987 et 2015
- Décision :
- 27 mars 2018
Voilà la phrase qui résume l’homme. Le 13 septembre 1987, au « Grand Jury RTL–Le Monde », le fondateur du Front national déclare que les chambres à gaz sont « un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». Six millions de morts, un détail.
Comme les propos précèdent la loi Gayssot, il n’est poursuivi qu’au civil — mais la cour d’appel de Versailles ne fait pas dans la demi-mesure : le 18 mars 1991, elle le condamne à près de 1,2 million de francs de dommages-intérêts et de publications judiciaires pour « banalisation de crimes contre l’humanité ».
On pourrait croire à un dérapage de jeunesse. Sauf qu’il l’a répété. Encore. Et encore : à Munich en 1997, puis sur BFMTV/RMC le 2 avril 2015 — « les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre ». Cette fois la loi Gayssot s’applique : condamné à 30 000 € d’amende pour contestation de crimes contre l’humanité, peine définitive après le rejet de son pourvoi le 27 mars 2018. Un homme qui, à 89 ans, n’avait toujours rien regretté.
Fiche à consolider : montant exact de 1991 (~1,2 MF), référence du pourvoi de 2018.
Sources
- Affaire du « détail » — Wikipédia,
- Chambres à gaz qualifiées de « détail » : Jean-Marie Le Pen définitivement condamné — Public Sénat (AFP),
- Jean-Marie Le Pen en 1987 : « les chambres à gaz, un point de détail » — INA,