Marine la peine

Jean-Marie Le Pen et le FN : l'héritage

Marine Le Pen n'a rien inventé : elle a hérité d'une entreprise familiale. Son père, fondateur du Front national en 1972, aura passé un demi-siècle à collectionner les condamnations pour négationnisme, injures racistes et violences. On les a comptées : au moins une dizaine, sur cinq décennies. Voici le casier de famille — celui qu'on préférerait qu'on oublie avant 2027.

Condamnation définitive

Violences sur une candidate à Mantes-la-Jolie (1997)

En pleine campagne, Jean-Marie Le Pen agresse physiquement la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal. Condamnation définitive, un an d'inéligibilité, perte de son siège d'eurodéputé.

Condamnation définitive

« Je crois à l'inégalité des races » (1996)

Déclaration assumée à l'université d'été du FN en 1996. Jean-Marie Le Pen est condamné au civil à indemniser l'Union des étudiants juifs de France, confirmé en appel.

Condamnation définitive

1995 : deux morts en marge du Front national

En 1995, Ibrahim Ali, 17 ans, est tué par des colleurs d'affiches FN, et Brahim Bouarram noyé en marge du défilé du parti. Meurtriers condamnés ; JMLP parlait de « fait divers ».

Condamnation définitive

« Durafour-crématoire » (1988)

Le jeu de mots antisémite de Jean-Marie Le Pen sur le ministre Michel Durafour lui vaut une condamnation définitive pour injure publique en 1993.

Condamnation définitive

Un disque à la gloire du IIIᵉ Reich (1968)

Bien avant le FN, Jean-Marie Le Pen éditait des disques. Dont un vantant l'arrivée d'Hitler comme un mouvement « populaire et démocratique ». Condamné pour apologie de crimes de guerre.