Injures homophobes : homosexualité amalgamée à la pédophilie (2016)
Jean-Marie Le Pen condamné en appel en 2019 pour deux injures publiques envers les homosexuels, tenues dans ses vidéos « Journal de bord ».
Marine Le Pen n'a rien inventé : elle a hérité d'une entreprise familiale. Son père, fondateur du Front national en 1972, aura passé un demi-siècle à collectionner les condamnations pour négationnisme, injures racistes et violences. On les a comptées : au moins une dizaine, sur cinq décennies. Voici le casier de famille — celui qu'on préférerait qu'on oublie avant 2027.
Jean-Marie Le Pen condamné en appel en 2019 pour deux injures publiques envers les homosexuels, tenues dans ses vidéos « Journal de bord ».
Jean-Marie Le Pen a qualifié les chambres à gaz de « point de détail de l'histoire ». Condamné au civil en 1991, il a récidivé en 2015 : 30 000 € d'amende, définitif.
Deux condamnations définitives pour injure et provocation à la haine visant les Roms, en 2016 et 2018. Jean-Marie Le Pen, récidiviste jusqu'au bout.
Le Front national, qui refusait de payer les prêts et impressions de la campagne de 2007, est condamné à rembourser près de 7 M€ à son ex-imprimeur Fernand Le Rachinel. Définitif en 2013.
Pour un entretien à Rivarol en 2005, Jean-Marie Le Pen est condamné pour contestation de crimes contre l'humanité. La CEDH le déboute en 2016 : la condamnation tient.
Deux condamnations définitives pour provocation à la haine, l'une pour un entretien au Monde (2003), l'autre pour sa reprise dans Rivarol (2004). La CEDH valide en 2010.
Le Front national, personne morale, condamné pour avoir détourné le célèbre portrait du Che d'Alberto Korda en y collant le visage de Jean-Marie Le Pen. Atteinte au droit moral.
En pleine campagne, Jean-Marie Le Pen agresse physiquement la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal. Condamnation définitive, un an d'inéligibilité, perte de son siège d'eurodéputé.
Déclaration assumée à l'université d'été du FN en 1996. Jean-Marie Le Pen est condamné au civil à indemniser l'Union des étudiants juifs de France, confirmé en appel.
En 1995, Ibrahim Ali, 17 ans, est tué par des colleurs d'affiches FN, et Brahim Bouarram noyé en marge du défilé du parti. Meurtriers condamnés ; JMLP parlait de « fait divers ».
Le jeu de mots antisémite de Jean-Marie Le Pen sur le ministre Michel Durafour lui vaut une condamnation définitive pour injure publique en 1993.
Bien avant le FN, Jean-Marie Le Pen éditait des disques. Dont un vantant l'arrivée d'Hitler comme un mouvement « populaire et démocratique ». Condamné pour apologie de crimes de guerre.