« Durafour-crématoire » (1988)
Fiche en cours de vérification : les montants et qualifications sont à confirmer sur pièces.
- Personnes / entités :
- Jean-Marie Le Pen
- Juridiction :
- Tribunal correctionnel de Paris, confirmé par la Cour de cassation
- Période des faits :
- 2 septembre 1988
- Décision :
- 7 décembre 1993
L’université d’été du FN, au Cap d’Agde, le 2 septembre 1988. Le ministre Michel Durafour ayant appelé à « exterminer » le Front national, Jean-Marie Le Pen réplique par un calembour dont le sous-entendu antisémite ne trompe personne : « Monsieur Durafour- crématoire, merci de cet aveu ! ». Le patronyme d’un ministre transformé en blague sur les fours crématoires.
Après un parcours judiciaire chaotique — condamné, relaxé, cassé, recondamné —, il écope définitivement de 10 000 francs d’amende pour injure publique, la Cour de cassation rejetant son pourvoi le 7 décembre 1993. Le « bon mot » avait, à l’époque, précipité une vague de départs jusque dans son propre camp.
Sources
- Michel Durafour — Wikipédia,
- Le FN et la Seconde Guerre mondiale : des polémiques à répétition — Public Sénat,